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L’offensive frontale est lancée

Ce pays de France est extraordinaire, pour régler un problème, on le légalise : une majorité de jeunes fume ou a fumé du cannabis, légalisons le ainsi que le drogues “douces”, on constate que deux homme ou deux femmes vivent ensemble et ont des rapports sexuels, faisons le mariage homosexuel, les enfants ne sont plus tenus par les parents, majorité à seize ans.

Trop de jeunes sortent su système scolaire sans diplôme, donnons la majorité à seize ans. Certes Madame Le Ministre Dominique Bertinotti ne présentera en fin d’année, selon le JT Guadeloupe 1ère du 02/10/2013, qu’un projet de “pré-majorité”, mais faut-il être dupe ? que l’on se souvienne des arguments et promesses lors du PACS.

Il y aura des arguments, certains déjà se font entendre dans ce JT, ils sont du même types, voire les même que pour la majorité à dix-huit ans. Je confesse que,vingtenaire en 1968, nous étions tous, ou presque, partisans de cette majorité à 18, même, et peut-être surtout, si nous l’avions obtenue à 21.

Aujourd’hui, nous nous rendons compte, ou nous devrions, que toutes ces changements fondamentaux, présentées comme des réformes, ont déstructuré notre société. Déresponsabilisation des parents, qui ne sont pas des “spécialistes” et vont traumatiser leur enfant, fin du service militaire obligatoire, baccalauréats multiple aux épreuves différentes par académie, fin  du pouvoir des profs, qui normalement sont les professionnels de l’école.

Au bout de tout cela chaque génération qui sort de l’école n’a rien en commun, pas même le brassage, qui était, j’en conviens, parfois violent, du service militaire. Dans chaque génération des individus qui ne parlent pas la même langue ! Ah si, elles ont en commun la violence au cinéma et dans les jeux vidéo, les drones étatsuniens qui vont tuer les gens chez eux. Ou un président français qui veut aller punir un autre chez lui.

J’entends déjà dire que le monde change, il faut s’adapter ! S’adapter… à quoi, à la dérégulation…. être celui qui va être plus compétitif, qui va manger son voisin, son ennemi en quelque sorte ?

Une société est un groupe organisé autours de piliers qui doivent résister aux tempêtes, qu’on enlève ceux qui existent, soit,mais par quoi les remplace-t-on, rien. Evoluons, soit, mais pour être meilleurs, le constat est accablant.

Et dans ce contexte où l’Histoire et la Philosophie ne sont plus ou pratiquement enseignées, où il devient impossible de comprendre d’où on vient pour savoir où on va, et encore moins où on pourrait aller, il y en a qui bataillent pour donner la majorité à seize ans. Seize ans ! Et bien sûr la majorité sexuelle à 14. Et après 13 ? retour au 19ème siècle ! avec travail le dimanche, la privatisation de la Santé et de l’École.

J.E.L. – 15/10/2013 – 23:18

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Le ridicule ne tue pas

Sur voila.fr, un article du 12/03/2013, “Avec 37 meurtres, la Guadeloupe prend la tête des tristes records”, qui cite Monsieur le procureur de la république. La fonction n’ayant pas de sexe, c’eut été une femme j’aurais écris Madame le procureur, comme Madame le préfet, et non pas la préfète qui rime trop bien avec schtroumpfette.

Donc , Monsieur le procureur de la République à Pointe-à-Pitre “avait tonné en son Palais de Justice : Je suis en colère, tout comme j’ai honte, aujourd’hui, de représenter la société guadeloupéenne".

Si ce n’était ces trente-sept vies perdues et tant d’autres gâchées, on pleurerait de rire devant le spectacle qui a dû être donné lors de cette conférence de presse. Le procureur de la République sur un territoire français, ou alors il y a quelque chose qui m’échappe, représente la République, donc l’état français, celui qui organise la société et plus particulièrement l’école.

Mais voilà déjà trois ou quatre décennies que l’école ne forme plus des citoyens, mais des ouvriers ou des techniciens. Aujourd’hui, on nous annonce un nouvel “allègement drastique de programmes d’histoire.[…]  Une entreprise de décervelage” ou en tout cas une nouvelle génération qui en saura encore moins que la précédente d’où elle vient. Une nouvelle génération qui sera éduquée à coup de “GTA” et “Die Hard”.

J.E.L. – 18/09/2013 – 00:52

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Lurel chained vs Django unchained

 

Ah oui ça dégomme sec dans le dernier Tarantino !

Violence explosive d’hémoglobine qui gicle dans les fusillades, les chairs qui se déchirent et explosent sous les balles entraînant dans leurs sillages le sang qui éclaboussent les murs et ceux qui se trouvent trop près. C’est le propre dira-t-on du western spaghettis avec en plus la musique d’Ennio Morricone, et bien sûr le nom du personnage célèbre de Sergio Corbucci. Et pourtant, ce film est profondément étatsunien, par le thème abordé et par cette violence elle-même inhérente à l’histoire de ce peule d’émigrés : massacres des autochtones, et aujourd’hui encore, malgré les drames, l’attachement, quasi viscéral et constitutionnel aux armes.

Mais toute cette violence devenue coutumière du cinéma d’outre-atlantique, n’est rien face aux traitements infligés aux "nègres". Je laisse à ceux qui n’auraient pas vu le film le soin de découvrir ces méfaits, cette sauvagerie appliquée avec méthode et par jeu que l’on cache depuis des lustres sous le tapis des péripéties de l’Histoire.

Et aujourd’hui, ici, on veut enlever le mot "race" de la Constitution au nom de la lutte contre le-racisme ! Mais le remède sera pire que la mal. On l’a écrit ici ou là, l’introduction de ce mot dans la Constitution n’avait qu’un seul but, signifier l’égalité de toutes les composante de l’Espèce Humaine.

L’enlever c’est faire le lit de l’oubli. Toute cette sauvagerie appliquée aux nègres ce ne sera que l’Histoire de l’espèce humaine… qui n’est pas parfaite. On a déjà enlevé le mot "peuple" pour effacer les peuples d’Outre-mer, qui sont devenus des populations comme les chiens ou les cafards. Niées leur Existences, leurs Cultures, leurs Histoires.

C’est donner la primauté à la composante dominante, oublié le vibrant discours du député Lurel, aujourd’hui à la tête de la croisade pour l’élimination de ce mot qui doit lui faire peur. Je lui dis, paraphrasant Césaire, en quoi cela vous emmerde-t-il ? Où est passée votre vibrante opposition à la suppression constitutionnelle des "peuples" ? Vous feriez mieux de vous battre pour redonner existence à nos peuples !

Pas d’hommage à Dumas, Monsieur Claude Ribbe ! Comment ferez-vous pour défendre ces grands nègres les Dumas, Eugène Bullard, le Chavalier de Saint-George, avec la conviction, voire l’acharnement que l’on vous connaît ? Depardieu pourra jouer Dumas et vous ne pourrez plus vous en offusquer à juste titre.

Supprimer de notre constitution ce mot qui proclame l’égalité de tous les Hommes, c’est enterrer Cheikh Anta Diop, exit les grandes civilisations nègres, l’Art nègre, disparu l’inventeur du filament électrique, et tant d’autres nègres. Leur reconnaissance est encore aujourd’hui un long et difficile combat que vous connaissez si bien, et pourtant demain, grâce à vous, ils ne seront plus rien. Ceux qui leur ressemblent n’auront rien apporté à l’Humanité, noyés, officiellement, dans le grand lavage de cerveau qu’on nous exécute depuis si longtemps.

Exit le Crime contre l’Humanité à l’encontre des nègres constitué par l’Esclavage et la Traite atlantique ! Il n’y a déjà pas de responsable, il n’y aura plus de victime. Retour 150 ans en arrière !

S_L_JacksonAu moins, le personnage joué par Samuel L. Jackson, dans le film de Tarantino, savait ce qu’il faisait et pourquoi il le faisait.

 

J.E.L. – 05/02/2013 – 19:35

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